Le monde de la bande dessinée et de l’illustration est en deuil. Clément Oubrerie, né à Paris en 1966, est décédé à l’âge de 59 ans, des suites de la maladie de Charcot. Illustrateur jeunesse à ses débuts, il s’était progressivement dirigé vers la bande dessinée,
En 2005, il publiait chez Gallimard le premier tome d’Aya de Yopougon, sur un scénario de Marguerite Abouet. Ce récit lumineux, puisé dans la Côte d’Ivoire des années 1970, connut un succès immédiat. Récompensé au festival d’Angoulême en 2006, il donna naissance à une saga de huit albums traduit dans plus de quinze langues.




Avec son épouse, Julie Birmant, il signa ensuite Pablo, une tétralogie consacrée à la jeunesse de Picasso à Montmartre. Ce portrait d’un artiste en devenir confirmait le talent d’Oubrerie pour conjuguer exigence graphique, empathie et narration historique. Suivirent d’autres ouvrages ambitieux comme Voltaire amoureux (en deux tomes) et Dali, double portrait d’un esprit libre et extravagant.
En parallèle, Clément Oubrerie s’était aventuré dans le monde de l’animation. Cofondateur du studio Autochenille Production aux côtés de Joann Sfar et d’Antoine Delesvaux, il participa à la création et à la production de films et séries remarqués, tels Le Chat du rabbin, Aya de Yopougon ou encore Moot-Moot, réalisée avec Éric et Ramzy.





















